Les Dauphins et le Dauphiné

CHRONOLOGIE HISTORIQUE DES COMTES ET DAUPHINS DE VIENNOIS

Extrait de l’ouvrage, « l’art de vérifier les dates » écrit par les Moines bénédictins de l’Abbaye de Saint Maur et édité à Paris chez Desprez en MDCCLXX (tome 2, pages 454 à 459, Archives Nationales, en usuels)

La province que l’on nomme aujourd’hui Dauphiné était anciennement habitée par les Allobroges, les Ségalauni, les Tricastini, les Vocantii, les Caturiges, les Tricorii, les Brigantii…

La conquête de ce pays commencée par Q. Fabius Maximus fut achevée par Jules César. Dans la division qui se fit des Gaules sous Honorius, le Dauphiné fut attribué à la Province viennoise dont il porta le nom. De la domination des Romains, il passa sous celle des Bourguignons et à l’extinction du Royaume de ces derniers, il fut réuni à la Monarchie française. L’an 879, il se trouva compris dans le nouveau Royaume de Provence, érigé par Boson. Rodolfe II, roi de la Bourgogne transjurane ayant réuni la Provence à ses états, le Dauphiné suivit le sort de cette province. Après la mort de Rodolphe III, il fut assujetti aux lois des rois de Germanie.

Ce ne fut pas néanmoins sans de grandes oppositions de la part des Seigneurs du pays lesquels ne se soumirent qu’à des conditions avantageuses pour eux et très préjudiciables au système monarchique. On vit alors les villes les plus considérables se donner avec leurs territoires aux Evêques telles que celles de Grenoble, de Valence etc. De là vient le titre de Princes que ces prélats conservent encore de nos jours. Les seigneurs laïques, de leur côté, formèrent des principautés dans les possessions qu’ils surent se procurer. D’abord vassaux de l’Empire germanique, ils parvinrent insensiblement à la souveraineté. Entre ces seigneurs, ceux d’Albon au diocèse de Vienne furent les plus remarquables, ceux dont la fortune monta au plus haut degré.

Dans le Graisivaudan dont Grenoble est le chef lieu, ils fondèrent cette principauté qui a pris depuis le nom de Dauphiné.

La famille de Montfort

Famille de Crolles en Grésivaudan, qui possédait la maison forte de son nom.

Albert de Montfort vivait en 1276 ; Pierre de Montfort fut du nombre de ceux qui se portèrent caution pour le Comte de Savoie, de l’exécution d’un traité passé avec le Comte de Genève.

Lantelme fut présent à deux traités entre le Dauphin et le Comte de Savoie en 1331 et 1337.

Rondet de Monfort vivait en 1319 et Ancelin, Seigneur de la maison forte de Monfort, prêta serment au nouveau Dauphin de France en 1349.

Antoine de Montfort vivait en 1413, Guy était conseiller au conseil Delphinal en 1420 et un autre Guy de Montfort conseiller au parlement en 1481.

Tombée en quenouille par deux filles à la fin du XVème siècle:

  • Marguerite de Montfort, femme de Guigues Coct, seigneur du Chatelard, trésorier de France et Françoise de Montfort, femme de Rodolphe de Cognoz.
    Noble Guigues Coct, seigneur du Chatelard, rendit hommage en 1529 comme successeur aux biens de Noble Pierre de Montfort, par Marguerite de Montfort, sa femme.
  • Françoise de Montfort, mère de Gilet de Cony (Cognoz), rendit hommage en 1540 pour la maison forte de Craponnoz.

Blason de la famille de MontfortBlason de la famille de Montfort